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Procédures fiscales Honoraires À propos

Vous avez reçu un courrier du fisc.

Un avis de rectification, une taxation d'office, une demande de renseignements : chacun de ces documents ouvre un délai, et ce délai est court. Nous vous expliquons lequel, puis nous organisons un premier échange si votre dossier le justifie.

Premier échange de 20 minutes, sans frais et sans ouverture de dossier.

Trois étapes, sans échange inutile

  1. Vous décrivez votre situation. Sept questions ciblées, deux minutes.
  2. Vous choisissez un créneau. Aucun appel non sollicité.
  3. Un avocat vous rappelle. Il se présente, situe votre dossier et vous dit s'il y a matière à intervenir.

Les procédures que nous voyons le plus souvent

Chaque fiche explique le document que vous avez reçu, le délai qui court et ce qui se passe si vous ne réagissez pas.

Procédure

J'ai reçu un avis de rectification

Un mois pour répondre. Ce que le fisc doit motiver, et ce que vous perdez en gardant le silence.

Procédure

Taxation d'office : quels sont mes droits ?

La charge de la preuve bascule sur vous. Comment limiter les dégâts avant l'enrôlement.

Contentieux

Contester un impôt déjà enrôlé

Un an pour réclamer, deux mois pour payer. Les deux délais ne se confondent pas.

Obligations

Délais de déclaration : exercice 2026

Les dates de l'IPP et les conséquences précises d'un dépôt tardif.

Contrôle

Le fisc rejette mes factures

Restaurant, voiture, réception : sur quoi porte réellement la discussion de l'article 49.

Sommaire

Toutes les fiches

L'ensemble des procédures traitées, classées par étape du dossier.

Ce que coûte une intervention

Le premier échange sert à comprendre votre situation et à déterminer si une intervention est utile. Il n'est pas facturé.

20 minutes gratuites

La discussion préalable n'est pas facturée, et n'engage à rien.

Aucun frais d'ouverture

La demande de contact et l'examen préalable sont sans frais.

Honoraires annoncés avant

Si une intervention se justifie, ses modalités sont convenues par écrit avant toute prestation.

Les honoraires dépendent de la nature du dossier et de son urgence. À titre indicatif, les avocats intervenant via ce site facturent entre 150 et 200 EUR hors TVA par heure, soit entre 181,50 et 242 EUR TVA comprise au taux de 21 %. Un budget forfaitaire peut être convenu selon le type de dossier. Les provisions, les éventuels honoraires de résultat et les modalités de paiement sont communiqués avant le début de la mission.

Qui répond à votre demande

Votre demande est traitée par un avocat inscrit au barreau de Bruxelles, qui pratique le droit fiscal et le droit des sociétés. Il se présente nommément dès la prise de contact et vous communique son identité complète, son barreau, ses conditions générales et son assurance responsabilité professionnelle avant toute prise en charge.

Le formulaire ne remplace pas une consultation et ne crée aucune relation d'avocat à client. Aucun avis juridique n'est donné avant vérification de l'absence de conflit d'intérêts.

Accueil / Procédures fiscales

Les procédures fiscales, dans l'ordre où elles arrivent

Un dossier fiscal suit presque toujours la même séquence. Repérez où vous en êtes : chaque étape a son délai propre, et le passage à la suivante ferme des options.

Pendant le contrôle

Un mois pour répondre

J'ai reçu un avis de rectification

L'administration annonce qu'elle veut modifier vos revenus déclarés. Ce qu'elle doit motiver, ce que vous devez répondre, et ce que coûte le silence.

Un mois pour répondre

Taxation d'office : quels sont mes droits ?

Les cas où l'administration peut y recourir et la conséquence principale : c'est désormais à vous de prouver le chiffre exact de vos revenus.

Contrôle

Le fisc rejette mes factures

Frais mixtes, restaurant, réception, rémunération de dirigeant : les quatre conditions de l'article 49 et le risque de cotisation distincte.

Après l'enrôlement

Un an pour réclamer

Contester un impôt déjà enrôlé

Le délai de réclamation, l'obligation de payer malgré la contestation, le recours devant le tribunal et le dégrèvement d'office.

Obligations déclaratives

Exercice 2026

Délais de déclaration et conséquences d'un retard

Les dates de l'IPP pour les revenus 2025, et les trois effets concrets d'un dépôt tardif : délai d'imposition, taxation d'office, accroissements.

Vous ne savez pas dans quelle case vous êtes ?

C'est fréquent, et ce n'est pas grave. Le formulaire vous pose sept questions et situe votre dossier à votre place.

Accueil / Procédures fiscales / Avis de rectification

J'ai reçu un avis de rectification. Que dois-je faire ?

Impôts sur les revenus — articles 346 et 351 du CIR 92

L'avis de rectification est le document par lequel l'administration vous annonce qu'elle entend modifier les revenus que vous avez déclarés. Ce n'est pas encore un impôt : c'est une proposition, et vous disposez d'un droit de réponse dont l'exercice conditionne largement la suite du dossier.

Le délai

Un mois pour répondre, à compter du troisième jour ouvrable qui suit la date d'envoi de l'avis. Comptez à partir de la date figurant sur le document, pas de celle où vous l'avez ouvert. Ce délai peut être prorogé pour de justes motifs, mais la prorogation doit être demandée avant son expiration.

Ce que l'administration doit faire

L'article 346 du CIR 92 impose au fonctionnaire taxateur de vous notifier, par envoi recommandé, les revenus et autres éléments qu'il se propose de substituer à ceux que vous avez déclarés. Cette notification doit indiquer les motifs qui, selon l'administration, justifient la rectification.

Cette exigence de motivation n'est pas décorative. Un avis qui se borne à annoncer un redressement sans expliquer sur quels éléments de fait et de droit il repose vous prive de la possibilité de vous défendre utilement, et c'est un moyen qui peut être invoqué par la suite. La première chose à faire n'est donc pas de discuter le fond : c'est de lire l'avis en se demandant si vous comprenez exactement ce qui vous est reproché, et pourquoi.

L'administration ne peut pas établir l'imposition avant l'expiration de votre délai de réponse, sauf si les droits du Trésor sont en péril. Une cotisation enrôlée prématurément est irrégulière.

Ce qui se passe si vous ne répondez pas

Juridiquement, votre silence ne vaut pas accord : la charge de la preuve reste sur l'administration dans la procédure de rectification. En pratique, l'effet est néanmoins défavorable, pour trois raisons.

  • Vous laissez le dossier se construire uniquement à partir de la version de l'administration, et vous devrez ensuite la démonter au stade de la réclamation, dans un rapport de force moins bon.
  • Vous perdez l'occasion de produire des pièces au moment où elles auraient encore pu éviter l'enrôlement.
  • Vous ne posez aucun argument dans le dossier administratif, ce qui pèse si l'affaire finit devant le tribunal.

Ce que vous devez faire, concrètement

  1. Datez le document. Notez la date d'envoi et calculez votre échéance. Si vous avez besoin de temps, demandez une prorogation par écrit, avant l'expiration du délai, en motivant la demande.
  2. Reconstituez le dossier. Rassemblez les pièces relatives aux postes contestés : factures, contrats, relevés, correspondance avec le contrôleur, réponses déjà données à une demande de renseignements antérieure.
  3. Vérifiez la régularité de la procédure avant le fond : l'avis est-il motivé ? L'administration agit-elle dans le délai d'imposition applicable ? Une demande de renseignements a-t-elle précédé ? Les investigations menées étaient-elles autorisées pour la période visée ?
  4. Répondez par écrit et point par point. Marquez votre accord sur ce qui est exact — cela crédibilise le reste — et contestez précisément le surplus, en renvoyant aux pièces.
Marquer son accord sur une rectification n'est pas neutre. Un accord donné à l'administration limite fortement ce que vous pourrez contester ensuite. Ne signez rien, et n'écrivez pas « je marque mon accord », avant d'avoir mesuré la portée exacte de ce que vous acceptez, y compris pour les exercices suivants.

Après votre réponse

L'administration doit vous faire connaître sa décision de taxation avant d'établir l'impôt, en indiquant les observations que vous avez formulées qu'elle n'a pas retenues et les motifs de son refus. L'impôt est ensuite enrôlé et vous recevez un avertissement-extrait de rôle. C'est à ce moment que s'ouvre le délai de réclamation, qui est une procédure distincte.

Références

  • Article 346 du CIR 92 — notification de rectification, délai de réponse d'un mois, décision de taxation.
  • Article 333 du CIR 92 — délais d'investigation et notification préalable des indices de fraude.
  • Article 354 du CIR 92 — délais d'imposition (voir la fiche sur les délais de déclaration).
  • Article 371 du CIR 92 — délai de réclamation, une fois l'impôt enrôlé.

Votre délai court déjà

Le mois se compte à partir de l'envoi, pas de la réception. Décrivez votre situation en deux minutes : nous vous dirons d'abord quelle est votre date butoir.

Voir aussi

Procédure

Taxation d'office : quels sont mes droits ?

La charge de la preuve bascule sur vous. Comment limiter les dégâts avant l'enrôlement.

Contentieux

Contester un impôt déjà enrôlé

Un an pour réclamer, deux mois pour payer. Les deux délais ne se confondent pas.

Obligations

Délais de déclaration : exercice d'imposition 2026

Les dates de l'IPP et les conséquences précises d'un dépôt tardif.

Contrôle

Le fisc rejette mes factures

Restaurant, voiture, réception : sur quoi porte réellement la discussion de l'article 49.

Accueil / Procédures fiscales / Taxation d'office

Taxation d'office : quels sont mes droits ?

Impôts sur les revenus — articles 351 et 352 du CIR 92

La taxation d'office permet à l'administration d'établir l'impôt sur le montant des revenus qu'elle peut présumer, sans passer par votre déclaration. Sa conséquence principale n'est pas le montant : c'est le déplacement de la charge de la preuve, qui passe de l'administration à vous.

Le délai

Un mois pour faire valoir vos observations, à compter du troisième jour ouvrable qui suit l'envoi de la notification. Ce délai est le même que pour l'avis de rectification, mais l'enjeu est plus lourd : ce que vous n'établissez pas maintenant, vous devrez l'établir plus tard, contre une présomption qui joue désormais en votre défaveur.

Dans quels cas l'administration peut-elle taxer d'office

L'article 351 du CIR 92 énumère les situations qui ouvrent cette faculté. Les plus fréquentes sont :

  • l'absence de déclaration, ou une déclaration remise hors du délai légal ;
  • l'absence de réponse, dans le délai imparti, à une demande de renseignements ;
  • le refus de produire les livres et documents que l'administration est en droit d'examiner ;
  • une déclaration entachée d'un vice de forme, ou non accompagnée des annexes requises.

La taxation d'office est une faculté, non une obligation. Le manquement doit exister réellement : si vous avez répondu, même imparfaitement, ou si la demande de renseignements était irrégulière ou son délai mal calculé, la base légale de la taxation d'office peut manquer. C'est le premier point à vérifier, avant même de discuter les chiffres.

Ce que l'administration doit faire

Elle doit vous notifier préalablement, par recommandé, les motifs du recours à la taxation d'office, le montant des revenus qu'elle entend retenir et le mode de détermination de ces revenus. Cette motivation est un point de contrôle : une taxation d'office fondée sur un chiffre avancé sans explication de la méthode est attaquable sur ce terrain.

Le renversement de la charge de la preuve

C'est le vrai coût de la procédure. En vertu de l'article 352 du CIR 92, il vous appartient d'apporter la preuve du chiffre exact de vos revenus imposables. Il ne suffit donc pas de démontrer que le montant retenu par l'administration est excessif ou mal fondé : vous devez établir positivement quel est le montant correct, pièces à l'appui.

Cette charge vous suit ensuite au stade de la réclamation puis devant le tribunal. C'est la raison pour laquelle un dossier de taxation d'office se joue largement dans le mois qui suit la notification : c'est le moment où vous pouvez encore produire une comptabilité, des relevés bancaires, des contrats, et ramener la discussion sur des chiffres établis plutôt que présumés.

Répondre « je conteste » sans produire de pièces est, dans une taxation d'office, la pire réponse possible : elle ne renverse rien et confirme au dossier que vous n'avez pas de justificatifs.

Ce que vous pouvez encore faire

  1. Contester la base même du recours à l'office si le manquement invoqué n'existe pas ou si la demande à laquelle vous n'auriez pas répondu était irrégulière.
  2. Invoquer la force majeure si l'absence de déclaration ou de réponse résulte de circonstances indépendantes de votre volonté : hospitalisation, sinistre, défaillance d'un mandataire. Il faut pouvoir l'établir.
  3. Reconstituer et produire. Extraits bancaires, factures d'achat et de vente, contrats, attestations : tout élément qui permet de chiffrer réellement le revenu.
  4. Vérifier le délai d'imposition. L'absence de déclaration ou son dépôt tardif allonge le délai dont dispose l'administration, mais ce délai n'est pas illimité.

Références

  • Article 351 du CIR 92 — cas d'ouverture de la taxation d'office et notification préalable.
  • Article 352 du CIR 92 — charge de la preuve du chiffre exact des revenus imposables.
  • Article 354 du CIR 92 — délai d'imposition porté à quatre ans en cas d'absence de déclaration ou de dépôt tardif.
  • Article 371 du CIR 92 — réclamation contre la cotisation enrôlée.

La charge de la preuve a basculé. Le délai aussi.

Une taxation d'office se combat surtout avant l'enrôlement. Décrivez votre situation : nous vous dirons ce qui peut encore être rattrapé.

Voir aussi

Procédure

J'ai reçu un avis de rectification

Un mois pour répondre. Ce que le fisc doit motiver, et ce que vous perdez en gardant le silence.

Contentieux

Contester un impôt déjà enrôlé

Un an pour réclamer, deux mois pour payer. Les deux délais ne se confondent pas.

Obligations

Délais de déclaration : exercice d'imposition 2026

Les dates de l'IPP et les conséquences précises d'un dépôt tardif.

Contrôle

Le fisc rejette mes factures

Restaurant, voiture, réception : sur quoi porte réellement la discussion de l'article 49.

Accueil / Procédures fiscales / Réclamation

Contester un impôt déjà enrôlé

Impôts sur les revenus — articles 366 à 376 du CIR 92

Une fois l'impôt enrôlé, vous recevez un avertissement-extrait de rôle. C'est ce document qui ouvre la voie de recours administrative : la réclamation. Deux délais courent alors en parallèle, et ils ne durent pas la même chose.

Les deux délais à ne pas confondre

Un an pour introduire la réclamation, à compter du troisième jour ouvrable qui suit la date d'envoi de l'avertissement-extrait de rôle (article 371 du CIR 92, porté de six mois à un an par la loi du 20 novembre 2022).

Deux mois pour payer l'impôt. Ce délai-là n'a pas été modifié : introduire une réclamation ne suspend pas l'exigibilité.

À qui et comment

La réclamation est adressée au conseiller général de l'administration en charge de l'établissement des impôts sur les revenus dont dépend votre dossier. Elle doit être écrite, motivée et signée. Prévoyez une trace de l'envoi : recommandé ou dépôt via MyMinfin.

« Motivée » est le mot important. Une réclamation qui se borne à dire que l'imposition est excessive n'oblige l'administration à rien examiner de précis, et vous laisse ensuite devant le tribunal avec un dossier administratif vide. Chaque poste contesté doit être identifié, chiffré et appuyé sur une pièce ou un moyen de droit.

Payer ou ne pas payer pendant la contestation

C'est le point que la plupart des contribuables découvrent trop tard. Le fait de réclamer n'empêche ni la naissance d'intérêts de retard ni, en principe, le recouvrement. En revanche, la partie de l'imposition qui n'est pas incontestablement due ne peut, en principe, pas faire l'objet de mesures d'exécution tant que la contestation est pendante.

Autrement dit : la question à traiter dès l'introduction de la réclamation est celle du « montant incontestablement dû ». Elle se discute avec le receveur, et elle se prépare, notamment en demandant le cas échéant des facilités de paiement en parallèle.

Un délai de réclamation expiré n'est presque jamais rattrapable. Si votre avertissement-extrait de rôle date de plus d'un an, la seule voie restante est en général le dégrèvement d'office, dont les conditions sont nettement plus étroites.

Si l'administration ne répond pas, ou répond mal

La décision du conseiller général peut être contestée devant le tribunal de première instance. Vous ne devez pas attendre indéfiniment cette décision : si elle n'intervient pas dans les six mois de la réception de la réclamation, vous pouvez porter l'affaire devant le tribunal. Ce délai est porté à neuf mois lorsque l'imposition contestée a été établie d'office.

Lorsqu'une décision est notifiée, l'action judiciaire doit être introduite dans les trois mois de sa notification.

Le dégrèvement d'office

L'article 376 du CIR 92 permet à l'administration d'accorder d'office le dégrèvement de certaines surtaxes, dans un délai de cinq ans à compter du 1er janvier de l'année au cours de laquelle l'impôt a été établi. Ce mécanisme vise notamment les surtaxes résultant d'erreurs matérielles, de doubles emplois, ou apparues à la lumière de documents ou faits nouveaux probants.

C'est une voie subsidiaire, pas un second délai de réclamation : elle ne permet pas de rouvrir une discussion sur l'appréciation des faits ou du droit qu'il fallait mener en temps utile.

Références

  • Articles 366 et suivants du CIR 92 — introduction et instruction de la réclamation.
  • Article 371 du CIR 92 — délai d'un an, tel que modifié par la loi du 20 novembre 2022 (M.B. 30 novembre 2022) ; circulaire 2023/C/23 du 2 mars 2023 sur l'application dans le temps.
  • Article 376 du CIR 92 — dégrèvement d'office, délai de cinq ans.
  • Article 410 du CIR 92 — montant incontestablement dû et mesures de recouvrement.
  • Article 1385undecies du Code judiciaire — recours devant le tribunal de première instance.

Un an, ce n'est pas beaucoup quand le dossier doit être reconstruit

Une réclamation mal motivée est difficile à rattraper devant le tribunal. Décrivez votre situation avant d'écrire.

Voir aussi

Procédure

J'ai reçu un avis de rectification

Un mois pour répondre. Ce que le fisc doit motiver, et ce que vous perdez en gardant le silence.

Procédure

Taxation d'office : quels sont mes droits ?

La charge de la preuve bascule sur vous. Comment limiter les dégâts avant l'enrôlement.

Obligations

Délais de déclaration : exercice d'imposition 2026

Les dates de l'IPP et les conséquences précises d'un dépôt tardif.

Contrôle

Le fisc rejette mes factures

Restaurant, voiture, réception : sur quoi porte réellement la discussion de l'article 49.

Accueil / Procédures fiscales / Délais de déclaration

Délais de déclaration et conséquences d'un retard

Exercice d'imposition 2026 — revenus 2025

Les dates de dépôt changent chaque année et dépendent du canal utilisé et du type de revenus déclarés. Les conséquences d'un retard, elles, ne changent pas : elles se jouent sur trois terrains distincts, qu'il vaut mieux distinguer.

Exercice d'imposition 2026 (revenus 2025)

Depuis cet exercice, les mêmes échéances s'appliquent que vous déposiez vous-même ou par l'intermédiaire d'un mandataire.

  • Ouverture de Tax-on-web : 28 avril 2026.
  • Déclaration papier : 30 juin 2026.
  • Déclaration via Tax-on-web : 15 juillet 2026.
  • Déclarations comportant des revenus spécifiques (bénéfices, profits, rémunérations de dirigeant d'entreprise, revenus professionnels étrangers) : 16 octobre 2026 via Tax-on-web.
  • Modification d'une déclaration déjà envoyée : possible une seule fois via Tax-on-web, jusqu'au 15 juillet 2026. Au-delà, la correction passe par les services du SPF Finances.
  • Contribuables « forfaitaires » et agriculteurs : 15 janvier 2027.
Ces dates valent pour l'exercice d'imposition 2026. Vérifiez-les chaque année sur le site du SPF Finances avant de vous y fier : elles sont fixées annuellement et peuvent être adaptées.

Ce que change réellement un dépôt tardif

1. Le délai dont dispose l'administration s'allonge

Si la déclaration a été déposée dans le délai légal, l'administration dispose du délai ordinaire de trois ans à compter du 1er janvier de l'exercice d'imposition pour établir ou rectifier l'impôt. En cas d'absence de déclaration ou de dépôt tardif, ce délai est porté à quatre ans. En cas de fraude, il est de sept ans.

Ces délais résultent de l'article 354 du CIR 92, dans sa version issue de la loi du 18 décembre 2025 (M.B. 30 décembre 2025), qui a abrogé les délais de six et dix ans instaurés par la loi du 20 novembre 2022, avec effet rétroactif jusqu'à l'exercice d'imposition 2023.

Concrètement : un mois de retard peut coûter une année entière d'exposition supplémentaire au contrôle.

2. L'administration peut taxer d'office

L'absence de déclaration et le dépôt tardif figurent parmi les cas qui ouvrent la faculté de taxation d'office, avec le renversement de la charge de la preuve qui en découle. C'est la conséquence la plus lourde, et elle est indépendante du montant de l'impôt.

3. Des accroissements et des amendes peuvent être appliqués

Des accroissements d'impôt et des amendes administratives sont prévus en cas de déclaration tardive, incomplète ou inexacte. Depuis la loi du 29 juillet 2025, une première infraction commise de bonne foi n'entraîne plus d'accroissement d'impôt à l'impôt des personnes physiques. Cette tolérance ne couvre ni la répétition, ni l'intention frauduleuse.

Que faire si le délai est déjà dépassé

  1. Déposer sans attendre, même hors délai : un dépôt spontané, avant toute démarche de l'administration, est traité tout autrement qu'une régularisation obtenue après un contrôle.
  2. Documenter la cause du retard. Maladie, hospitalisation, défaillance d'un mandataire, sinistre : ces éléments sont pertinents pour la remise ou la réduction des accroissements, à condition d'être établis.
  3. Répondre à toute demande de renseignements dans le délai imparti. C'est souvent le second manquement, et non le premier, qui déclenche la taxation d'office.

Références

  • Dates de dépôt : SPF Finances, délais de rentrée des déclarations, exercice d'imposition 2026.
  • Article 354 du CIR 92 — délais d'imposition de trois, quatre et sept ans, tels que modifiés par la loi du 18 décembre 2025 (M.B. 30 décembre 2025).
  • Article 333 du CIR 92 — notification préalable des indices de fraude, rétablie par la même loi.
  • Article 351 du CIR 92 — taxation d'office en cas d'absence ou de tardiveté de la déclaration.
  • Articles 444 et 445 du CIR 92 — accroissements d'impôt et amendes administratives.

Vous avez dépassé le délai ?

Un retard n'a pas les mêmes suites selon qu'il est spontanément régularisé ou constaté par l'administration. Décrivez votre situation.

Voir aussi

Procédure

J'ai reçu un avis de rectification

Un mois pour répondre. Ce que le fisc doit motiver, et ce que vous perdez en gardant le silence.

Procédure

Taxation d'office : quels sont mes droits ?

La charge de la preuve bascule sur vous. Comment limiter les dégâts avant l'enrôlement.

Contentieux

Contester un impôt déjà enrôlé

Un an pour réclamer, deux mois pour payer. Les deux délais ne se confondent pas.

Contrôle

Le fisc rejette mes factures

Restaurant, voiture, réception : sur quoi porte réellement la discussion de l'article 49.

Accueil / Procédures fiscales / Frais professionnels

Le fisc rejette mes factures

Impôts sur les revenus — article 49 et suivants du CIR 92

C'est le motif de redressement le plus fréquent, à l'impôt des personnes physiques comme à l'impôt des sociétés. La discussion paraît porter sur des factures ; elle porte en réalité presque toujours sur une seule question : la dépense a-t-elle été faite en vue d'acquérir ou de conserver des revenus imposables, et pouvez-vous le prouver ?

Les quatre conditions de l'article 49

Pour être déductible, une dépense doit réunir quatre conditions cumulatives :

  • avoir été faite ou supportée pendant la période imposable ;
  • avoir été exposée en vue d'acquérir ou de conserver des revenus imposables ;
  • avoir le caractère de charge, c'est-à-dire diminuer effectivement le patrimoine ;
  • être justifiée quant à sa réalité et son montant par des documents probants, ou à défaut par tout autre moyen de preuve admis par le droit commun, sauf le serment.

La charge de la preuve de ces conditions vous incombe. C'est la différence majeure avec une discussion sur les revenus : ici, ce n'est pas à l'administration de démontrer que la dépense n'est pas professionnelle, c'est à vous de démontrer qu'elle l'est.

Ce que l'administration ne peut plus exiger d'une société

Depuis la jurisprudence de la Cour de cassation initiée par l'arrêt du 12 juin 2015, la déductibilité d'une charge dans le chef d'une société n'est pas subordonnée à un lien avec l'objet statutaire de celle-ci. L'argument tiré de l'objet social, encore parfois avancé lors des contrôles, ne suffit plus à fonder un rejet.

Les postes qui déclenchent le plus de rejets

Frais mixtes

Voiture, téléphone, bureau au domicile : dès qu'un bien sert aussi à un usage privé, la ventilation doit être justifiée. Une clé de répartition défendable, documentée et appliquée de manière constante vaut mieux qu'un pourcentage rond qui n'est étayé par rien.

Frais de restaurant, de réception et cadeaux d'affaires

Ces frais ne sont déductibles que partiellement : 69 % pour les frais de restaurant, 50 % pour les frais de réception et les cadeaux d'affaires. Le contrôle porte alors sur deux points distincts — le taux appliqué, et le caractère professionnel de la dépense elle-même. Un ticket de restaurant sans indication de l'invité ni du motif est difficile à défendre.

Rémunérations de dirigeant

Le rejet vise ici l'absence de contrepartie : l'administration soutient que la rémunération ne correspond à aucune prestation effective. La défense se construit sur des éléments concrets — procès-verbaux, agendas, correspondance, comparables de marché —, pas sur des affirmations.

Frais somptuaires

Les frais de chasse, de pêche, de yachts et de résidences de plaisance ou d'agrément sont exclus sauf à établir qu'ils sont nécessaires à l'exercice de l'activité professionnelle en raison même de son objet.

Comment répondre à un contrôle

  1. Trier avant de discuter. Identifiez les postes réellement défendables et ceux qui ne le sont pas. Concéder les seconds renforce votre position sur les premiers.
  2. Reconstituer la preuve, pas seulement la facture. Une facture prouve la dépense ; elle ne prouve pas son caractère professionnel. Ce sont les éléments périphériques — le contrat auquel elle se rattache, le déplacement, l'échange de courriels, le client concerné — qui emportent la décision.
  3. Vérifier la conséquence en cascade. Un frais rejeté chez la société peut, selon les cas, être requalifié en avantage de toute nature dans le chef du dirigeant, ce qui ouvre une seconde discussion à l'impôt des personnes physiques.
L'enjeu réel dépasse souvent le supplément d'impôt. Un avantage non déclaré et non repris sur une fiche peut entraîner l'application de la cotisation distincte sur commissions secrètes de l'article 219 du CIR 92, dont le taux est sans commune mesure avec le redressement initial. Ce risque doit être évalué avant de choisir la ligne de défense.

Références

  • Article 49 du CIR 92 — conditions générales de déduction des frais professionnels.
  • Article 53 du CIR 92 — dépenses non déductibles, frais de réception et cadeaux d'affaires, frais de restaurant, frais somptuaires.
  • Article 219 du CIR 92 — cotisation distincte sur commissions secrètes.
  • Cass., 12 juin 2015 — abandon de la condition tirée de l'objet social pour la déduction des charges d'une société.

Un rejet de frais se discute sur les pièces

Avant de répondre au contrôleur, il vaut mieux savoir lesquels de vos postes sont réellement défendables. Décrivez votre situation.

Voir aussi

Procédure

J'ai reçu un avis de rectification

Un mois pour répondre. Ce que le fisc doit motiver, et ce que vous perdez en gardant le silence.

Procédure

Taxation d'office : quels sont mes droits ?

La charge de la preuve bascule sur vous. Comment limiter les dégâts avant l'enrôlement.

Contentieux

Contester un impôt déjà enrôlé

Un an pour réclamer, deux mois pour payer. Les deux délais ne se confondent pas.

Obligations

Délais de déclaration : exercice d'imposition 2026

Les dates de l'IPP et les conséquences précises d'un dépôt tardif.

Accueil / Mentions légales

Mentions légales

Article XII.6, § 1er, du Code de droit économique

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Éditeur du site

  • Nom ou dénomination sociale : [nom de l'avocat ou de la société d'avocats]
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Profession réglementée

  • Titre professionnel : avocat
  • État d'octroi du titre : Belgique
  • Ordre professionnel : [Ordre français des avocats du barreau de Bruxelles / autre barreau]
  • Autorité de surveillance : [coordonnées de l'Ordre]
  • Règles professionnelles applicables : Code de déontologie de l'avocat de l'Ordre des barreaux francophones et germanophone, consultable sur avocats.be, ainsi que les règlements du barreau d'inscription.

Assurance responsabilité professionnelle

  • Assureur : [nom]
  • Numéro de police : [numéro]
  • Couverture géographique : [étendue]

Honoraires

Les tarifs indiqués sur ce site sont exprimés hors TVA. Les prestations d'avocat sont soumises à la TVA au taux de 21 %. Les modalités de calcul des honoraires, les provisions et les frais sont communiqués par écrit avant le début de toute mission.

Nature du site

Ce site présente des informations générales sur des procédures fiscales belges. Ces informations ne constituent pas un avis juridique et ne peuvent se substituer à une consultation portant sur une situation individuelle. L'envoi du formulaire de contact ne crée aucune relation d'avocat à client et ne fait courir aucun délai à l'égard de l'administration fiscale.

Règlement des litiges

[Mentionner la procédure applicable en matière de contestation d'honoraires devant le bâtonnier, ainsi que, le cas échéant, l'entité de règlement extrajudiciaire des litiges de consommation compétente.]

Hébergement

[Nom et adresse de l'hébergeur.]

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Politique de confidentialité

Règlement (UE) 2016/679 (RGPD) — dernière mise à jour : septembre 2026

Cette page décrit les données que Fiscéo collecte lorsque vous décrivez votre situation sur ce site, ce qu'elles servent à faire et pendant combien de temps elles sont conservées. Elle ne concerne que le site : dès qu'un dossier est ouvert, la relation est régie par le secret professionnel de l'avocat et par les règles de l'Ordre.

Responsable du traitement

Fiscéo est responsable du traitement des données collectées sur ce site. Pour toute question relative à vos données, ou pour exercer l'un des droits décrits ci-dessous, il suffit de répondre à l'e-mail de confirmation que vous recevez après l'envoi du formulaire : cette adresse est relevée par l'avocat en charge de votre demande.

Données collectées

Le site ne collecte que ce que vous saisissez vous-même dans le formulaire :

  • vos nom, prénom, adresse e-mail et numéro de téléphone ;
  • la dénomination de votre société, si vous vous présentez comme société ;
  • la nature de votre demande, l'étape de votre dossier, l'ordre de grandeur du montant en jeu, ainsi que les dates de document ou d'échéance que vous renseignez ;
  • la description libre de votre situation ;
  • le créneau de rendez-vous choisi et la date de votre demande.

Rien n'est collecté en dehors de cela. Le site ne dépose aucun cookie, n'utilise aucun outil de mesure d'audience et ne comporte aucun traceur publicitaire : vous n'avez donc aucun bandeau de consentement à accepter pour le consulter.

Finalité et base légale

Ces données servent uniquement à examiner votre demande, à vérifier l'absence de conflit d'intérêts et à organiser le premier échange. Le traitement repose sur l'exécution de mesures précontractuelles prises à votre demande (article 6.1, b) du RGPD) et sur le consentement que vous donnez en cochant la case du formulaire (article 6.1, a) du RGPD). Vos données ne sont jamais utilisées pour vous adresser de la prospection.

Ce que vous ne devez pas envoyer

N'envoyez pas de pièces de dossier, de noms de tiers ni de données sensibles via ce formulaire. Tant que la vérification d'absence de conflit d'intérêts n'a pas eu lieu, ces éléments ne peuvent pas être traités. Le formulaire sert à situer votre demande, pas à transmettre un dossier : le reste se discute lors du premier échange.

Destinataires

Vos données sont accessibles au seul avocat en charge de l'examen de votre demande et, le cas échéant, à son secrétariat. Elles ne sont ni vendues, ni louées, ni communiquées à des tiers à des fins commerciales.

Deux prestataires techniques interviennent, uniquement pour faire fonctionner le site :

  • Netlify — hébergement du site et de la base de données dans laquelle les demandes de rendez-vous sont enregistrées ;
  • Resend — envoi de l'e-mail de confirmation qui vous est adressé et de la notification interne.

Ces prestataires agissent comme sous-traitants au sens de l'article 28 du RGPD et n'utilisent pas vos données pour leur propre compte. Ils sont établis aux États-Unis ; les transferts correspondants sont encadrés par les clauses contractuelles types de la Commission européenne.

Durée de conservation

Si votre demande ne donne pas lieu à l'ouverture d'un dossier, les données sont supprimées au plus tard douze mois après le premier échange. Si un dossier est ouvert, elles rejoignent ce dossier et suivent le régime de conservation applicable aux dossiers d'avocat, soit cinq ans à compter de la clôture, conformément aux obligations professionnelles et légales.

Vos droits

Vous disposez des droits d'accès, de rectification, d'effacement, de limitation, d'opposition et de portabilité, et vous pouvez retirer votre consentement à tout moment. Une demande en ce sens reçoit une réponse dans le mois. Ces droits peuvent être limités lorsque le secret professionnel de l'avocat ou une obligation légale de conservation s'y oppose ; le cas échéant, la raison vous est indiquée.

Vous pouvez également introduire une réclamation auprès de l'Autorité de protection des données, rue de la Presse 35, 1000 Bruxelles.

Sécurité

Le site est servi exclusivement en HTTPS et les données du formulaire sont chiffrées en transit. Elles sont enregistrées dans une base de données gérée, non exposée publiquement, dont l'accès est limité aux fonctions du site et à l'avocat en charge du dossier. Les identifiants d'accès ne sont jamais stockés dans le code du site.

Modifications

Cette politique peut être adaptée si le fonctionnement du site évolue. La date de dernière mise à jour figure en haut de cette page.

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